Prévisibilité des subventions : entre espoir et réalité
- emilie8840
- il y a 4 jours
- 2 min de lecture
Il nous arrive tous de découvrir trop tard un appel en cours, ou de douter de notre capacité à planifier. Un client nous a confié qu’en nous mandatant il obtiendrait enfin un calendrier clair. Nous avons répondu simplement: nous ne pouvons ni prédire toutes les dates d’ouverture ni accélérer les délais de traitement. En revanche, nous pouvons planifier le travail, prioriser les projets et mener une veille ciblée pour réduire l’incertitude. Nous vous livrons ici quelques astuces :
La prévisibilité ne se résume pas à un calendrier : c’est une capacité partagée.
Côté bailleurs, les gestionnaires de programmes doivent composer avec un cycle budgétaire, des exigences d’équité, des changements politiques et des procédures administratives. Autant d'aléas sur lesquels les demandeurs n'ont aucun contrôle.
Côté demandeurs, votre marge d’action est réelle. Voici quelques astuces :
Clarifiez des projets « prêts à démarrer »
Priorisez vos projets et tenez une veille de programmes reliée à ces projets plutôt que de faire une veille généralisée
Vérifiez s'il existe de l'information sur le programme (même sous forme d'archive) et préparez à l’avance les critères, les preuves et les documents.
Revenons au client du début. Nous n’avons pas attendu que les programmes ouvrent. Nous avons clarifié les projets, sécurisé les éléments clés, encouragé la recherche proactive de partenaires et soutenu une veille ciblée. Lorsque les appels à projets sont lancés, le dossier est prêt et le temps ne joue plus contre nous.
Dans un monde idéal, tous les bailleurs de fonds annonceraient à l’avance leurs dates d'appels à projets. À défaut, vous pouvez gagner en prévisibilité en travaillant sur ce qui dépend de vous. Entre promesses impossibles et attentes passives, il existe une voie pragmatique : des projets prêts, des preuves assemblées, et une discipline simple qui transforme l’incertitude en plan d’action.

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